Il était une fois. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.

Il était une fois. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Trop de gens prennent ce skybide au sérieux. Ca me gonfle.
Ma vie ne ressemble pas à mon blog, et vice-versa.
Tout n'est pas si bien ordonné et si coloré. Tout n'y est pas noir non plus.
Ici, c'est ma deuxième vie. Celle que j'aurais voulu avoir. Celle que je m'invente plus ou moins, même si chaque ligne de chaque texte est véridique. C'est là le paradoxe, je vous laisse méditer là-dessus.

Je n'ai plus de nom, plus d'identité. A présent je vous parlerai de mes lectures, de la musique, de l'actualité, et ma vie osef, hein ? Je fais partie de ces gens qui ne voient qu'eux et qui vivent au travers du regard des autres.
Je ne veux plus tellement vous ressembler.

Je ne laisserais pas tomber ce blog, je n'en ai pas le courage.
Mais avant d'ouvrir saggle, il vaudrait mieux réfléchir quelques secondes à ce qu'on va dire.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 12:36

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 05:34

Chapitre I : Ne laissez personne parler à votre place.

Chapitre I : Ne laissez personne parler à votre place.
Rubrique : Ma vie en accéléré.

Photo : Ma soeur, par moi.





__Je sais que j'ai changé. Ne serait-ce que de point de vue. J'ai pris du recul, peut-être un peu trop. Alcool : j'aime pas. Non, franchement, je n'ai plus aucun plaisir à en boire, à être "pompette", or anything else. J'aime pas les gens qui boivent, les filles qui finissent la tête dans la cuvette en soutien-gorge, et j'en passe. Donc oui, hier soir je me suis ennuyé. A vrai dire, je me suis autant amusée que si j'avais passé une soirée sur mon pc. C'est vous dire.
__Ca a commencé plutôt calmement, avec un verre de Passoa. Voilà tout ce que j'ai pu boire dans la soirée : un verre de Passoa. Et puis de l'eau, puis un chocolat chaud, puis un café, puis du lait. Pendant que certains forniquaient à tout-va dans les toilettes du bas, tandis que d'autres vomissaient leurs tripes dans les toilettes du haut, je me trouvais bien contente et à l'aise dans mon petit fauteuil. J'entendais tout, toilettes du haut et du bas, mais étrangement cela ne me faisait aucun effet. J'étais ailleurs. Et loin d'être sociable. On me poursuivait tandis que je recherchais enfin un peu de tranquillité. L'album de Prodigy est passé au moins 3 fois de suite et je ne m'en lassais pas.
__J'ai dormi pendant environ 4 heures. Pas de bruits dans la chambre voisine. Je me suis levée et j'ai commencé le ménage. Je ne suis pas maniaque mais ne supporte pas la vaisselle sale dans l'évier, l'assiette de spaghetti sur la table, et le Coca même pas dans le frigo. Ca m'a pris environ 1h30 mais au moins, tout était rangé. J'ai laissé un mot sur la table pour les amoureux, et je suis partie. Comme ça.

# Posté le lundi 15 juin 2009 05:20

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 05:44

Chapitre II : N'oubliez jamais de dire vos prières.

Rubrique : Musique et autres dérivés.




___J'ai grandi avec U2 ; dans la voiture en allant chez Papy-Mamie, 1h30 de route, on écoutait l'album et je ne comprenais rien aux paroles mais je savais déjà qu'ils parlaient anglais. Dans le salon, Papa mettait bien souvent le CD dans la vieille chaîne hi-fi, avec les grosses enceintes et tout le bazar, et on écoutait ça le dimanche ou bien quand on préparait la table avant que des invités arrivent. Parfois j'avais le droit aux Rolling Stones, à nos chers Texans les ZZ Top, ou bien à Dire Straits ou AC/DC. C'était classique, c'étaient des grands groupes, mais ça nous allait bien. On était encore tous les 3 jeunes et insouciants, et Papa tenait à nous former musicalement. C'est après qu'il a commencé à nous parler du Rock. Vers 12 ans j'ai donc compris que le Rock ne se limitait pas à la musique, loin de là. Maman, elle, c'était différent. Elle nous mettait souvent du Jean-Jacques Goldman ou du Yannick Noah, et finalement, j'aimais bien. Et, en même temps que le Rock, j'ai découvert le monde du Reggae, à travers Bob Marley & the Wailers, bien sûr. Jimmy Cliff aussi, un peu. Maman me racontait le concert de Bob Marley auquel elle avait assisté en 1980 avec ses oncles, à Orléans. Et le concert de Santana, aussi.
___Voilà comment s'est construite ma "culture" musicale. Elle est encore légère, très légère, trop légère. Superficielle. Mais je la consolide chaque jour. C'est au collège que j'ai découvert Green Day. Je n'avais pas vraiment idée de ce que représentait le Punk, et c'est à partir de la 5ème que j'ai commencé mes recherches. Et puis j'ai eu la chance d'avoir des gens qui étaient beaucoup plus cultivés que moi ; François m'en parlait toujours, sans cesse, et je buvais ses paroles. Il connaissait tout, il avait déjà une opinion personnelle et argumentée sur ce mouvement. Simon aussi en parlait, mais c'était plus difficile de le comprendre. A partir de ce moment-là j'ai compris sur quoi je baserai mes connaissances. Je voulais connaître les plus grands, connaître leur histoire et leurs pensées, etc. J'ai donc étudié de près les racines du Rock, Elvis Presley, les années 1960, Woodstock, et j'en passe. Les grands événements, les grands groupes de l'époque et leur idéologie.
__Je ne suis pas incollable et j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Alors, bonne chance.


PS. : Le correcteur souligne en rouge "Marley" et "Presley". Inculte !



Photo : Retouchée par Culdepoule :)
Chapitre II : N'oubliez jamais de dire vos prières.

# Posté le dimanche 28 juin 2009 17:38

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 06:24

Chapitre III : Dites haut et fort ce que vous pensez.

Chapitre III : Dites haut et fort ce que vous pensez.
Photo : Ma soeur, à Paris.


Bienvenue sur le service Accueil téléspectateurs de TF1. Nous répondrons à votre message dans les plus brefs délais.


Votre nom : Caro
Votre ville : Orléans
Votre adresse email : ******_***@hotmail.fr
Message :

Bonjour,

Je voudrais savoir pourquoi vous diffusez autant de publicités toutes plus stupides les unes que les autres, mis à part le fait que cela rapporte de l'argent et permet de vider les stocks de produits. Car vous semblez négliger l'aspect abrutissant de la publicité. On dit que la société va mal, mais ne serait-ce pas plus facile de la guérir en cessant de lui diffuser des déchets télévisuels nuit et jour ? D'autant plus que le public est sollicité de plus en plus jeune. Laissez-nous tranquilles ! (et essayez de trouver un concept de jeu un peu plus intelligent que "A prendre ou à laisser", parce que gagner de l'argent en se ridiculisant sur un plateau TV, c'est trop facile !)
Avec l'argent dépensé on pourrait nourrir une grande partie de l'Afrique ! Et leur donner les moyens de se guérir ! Et en plus de ça, la population deviendrait cultivée car culture ne rimerait plus avec télévision. Et surtout TF1.
(Je reste convaincue que plus de la moitié des téléspectateurs ne savent pas que La Laitière était, avant d'être une marque de yaourt, un tableau de Vermeer.)
Mon message est bien naïf mais au fond, je sais bien que c'est une simple question d'argent. S'il y a d'autres raisons, qu'on me les explique.

Cordialement,
Caro

________________________________________________________________ENVOYER



Réponse du lundi 17 août 2009 :

Bonjour,

Jusqu'au 31 décembre 1986, le budget de TF1 était constitué par la redevance télévisée (environ 40%) et la publicité (60%) . Nous pouvions donc planifier les spots publicitaires entre les émissions.

Depuis le 16 avril 1987, TF1 est privatisée et vit principalement avec les recettes publicitaires. Le produit de la redevance est totalement affecté aux chaînes publiques.

Croyez bien que nous comprenons votre déception et que nous essayons de limiter les coupures au maximum.

D'autre part, il faut savoir que les films publicitaires, dont nous ne sommes pas les producteurs, mais les diffuseurs, sont identiques sur toutes les chaînes et sont indispensables au financement des programmes.

Cela dit, nous prenons note de vos réflexions, que nous transmettons au service concerné.

Cordialement,
Sarah de L'Equipe TF1 & VOUS

# Posté le dimanche 16 août 2009 11:19

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 07:09

Chapitre IV : Qu'est-ce que supporter une beauté insupportable.

Chapitre IV : Qu'est-ce que supporter une beauté insupportable.
Rubrique : Tout va bien dans ma vie.


Qu'est ce qu'aimer ?


Tu me manques même lorsque tu es là.

On a beau essayer, l'amour est indicible. Ou alors on écrit des poèmes et on devient célèbre, puis on retourne au trou quelques décennies plus tard. Mais pas tous. De toute manière je n'ai pas envie de chanter mon amour pour lui, il le sait déjà. Il faut simplement se dire que ce que je ressens dépasse l'entendement, et que ça ne m'était jamais arrivé avant. Parce qu'avant, les autres étaient jaloux de ma liberté et de mon incapacité à m'attacher aux gens et surtout à les aimer. Malgré des erreurs de parcours, j'ai sacrifié en quelques sortes ma liberté au profit d'un homme qui au final en vaut largement la peine.

Mais je ne peux m'empêcher de vous faire part d'une citation de Beaumarchais dans Le Mariage de Figaro :


____________________________" Coeurs sensibles, coeurs fidèles,
____________________________Qui blâmez l'amour léger,
____________________________Cessez vos plaintes cruelles ;
____________________________Est-ce un crime de changer ?
____________________________Si l'amour porte des ailes,
____________________________N'est-ce pas pour voltiger ?
____________________________N'est-ce pas pour voltiger ?
____________________________N'est-ce pas pour voltiger ? "

# Posté le dimanche 28 juin 2009 14:24

Modifié le lundi 31 août 2009 13:00

Chapitre V : Ne redoutez point la mort, elle ne peut vous tuer.

Chapitre V : Ne redoutez point la mort, elle ne peut vous tuer.
Rubrique : Ma vie au ralenti.



Photo : Mes jambes, cadeau pour M.


Il y a beaucoup de choses qu'on garde pour soi, des secrets bien gardés qui ne trahiront jamais nos paroles. Si j'écris c'est pour me libérer et donc me dévoiler. Non pas que ce "secret" soit pesant ou quoi que ce soit d'autre, c'est juste que parfois, il nous arrive des choses étranges qu'on voudrait partager pour se sentir moins seul(e).

Personne ne pourrait reprocher à quelqu'un de redouter la mort, et en l'occurrence sa propre mort. C'est humain. L'Homme vit en attendant sa mort. Le problème, c'est quand cette peur devient omniprésente et vous empêcher de vivre pleinement. C'est simple à comprendre : je vis avec l'angoisse permanente de mourir d'un instant à l'autre. Ca peut paraître banal, normal mais au fond c'est bien plus terrible que ça en a l'air. En fait, j'imagine toujours des scénarios morbides pour préparer ma propre mort. Je suis très peureuse, certaines personnes pourront le confirmer. J'ai horreur qu'on s'accroche à moi quand je suis dans l'eau, surtout quand je n'ai pas pieds. J'ai peur de la vitesse et de toute forme de secousse. Je déteste voir quelqu'un manger une sucette et s'amuser avec. J'ai une peur bleue du vide, j'ai le vertige même à 2 mètres de haut. Je n'aime pas le noir, ni les maisons vides, ni les bruits suspects. J'ai même peur de certaines personnes en qui j'ai le plus confiance. En bref, je me vois mourir à chaque instant. Quand je monte dans une voiture, je me dis que j'ai énormément de risques de mourir. Quand je m'endors le soir, il y a toujours cette question qui revient : Et si je ne me réveillais jamais ?
On pourrait alors se dire que cette angoisse permet de vivre chaque instant comme le dernier ; c'est faux. Je ne profite pas car je suis déjà en train de penser à comment cela va finir. Depuis que j'ai 10 ans environ, il y a un rêve qui revient souvent : celui où je me réveille et je suis dans mon cercueil. Cette sensation horrible d'enfermement, d'asphyxie, d'obscurité, je peux tout ressentir. C'est alors que je me vois mourir une seconde fois. Puis je me réveille en sursaut, transpirante, haletante, et j'allume la lumière. Toujours. La lumière.

# Posté le samedi 25 juillet 2009 14:20

Modifié le lundi 31 août 2009 13:05